Protéger les services de garde d’enfants sur le campus!

COMMUNIQUÉ PUBLIC

À la communauté de l’Université d’Ottawa :

Nous sommes les éducatrices de la Garderie Bernadette et membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bernadette.

Nous sollicitons votre aide pour empêcher la fermeture de la Garderie Bernadette le 31 mai 2026.

L’Université d’Ottawa a pris une décision arbitraire et irréfléchie de fermer la Garderie Bernadette le 31 mai 2026, mettant ainsi fin à 37 ans de services de garde bilingues, abordables et situés sur le campus, pour les étudiantes, le personnel et les professeur(e)s. Nous avons récemment reçu un avis de fermeture du centre, daté du 2 avril.

La fermeture de Bernadette entraînera la perte immédiate et irréparable de 49 places en garderie pour les parents d’enfants de moins de 3 ans et d’âge préscolaire dont les parents sont membres de la communauté universitaire.

Nos membres perdront leur emploi, leurs moyens de subsistance et leur lien profond avec la communauté de l’Université d’Ottawa.

En 2022, l’Université d’Ottawa a renouvelé son engagement à soutenir notre garderie sans but lucratif sur le campus.

Nous croyons que l’Université d’Ottawa peut être convaincue de nouveau de trouver un espace pour la Garderie Bernadette grâce à une pression soutenue et significative de la part de la communauté universitaire et de ses alliés à Ottawa.

Compte tenu de la crise d’accès aux services de garde abordable à Ottawa, nous croyons qu’il existe de solides arguments pour que nous, en tant que travailleurs et vous, en tant que parents et membres de la communauté, plaidions pour le maintien de notre garderie.

En tant que travailleurs et travailleuses de la Garderie Bernadette, nous sommes déterminés à continuer de servir la communauté de l’Université d’Ottawa, que ce soit sous la forme d’une garderie sans but lucratif ou d’une garderie coopérative de travailleurs et travailleuses. Nous constatons chaque jour l’importance de notre rôle pour faire de l’Université d’Ottawa un lieu d’études et de travail idéal pour les parents d’aujourd’hui dans l’enseignement supérieur.

Nous vous encourageons vivement à nous aider à sauver la Garderie Bernadette et à bâtir un partenariat puissant avec nous, en tant que travailleurs et travailleuses syndiqués(es) en services de garde.

La première étape consiste à faire savoir à la direction de l’université qu’ils ont pris une mauvaise décision. Contactez-les par courriel pour exiger que l’université trouve un espace pour la garderie afin que nous puissions continuer à faire notre travail, à prendre soin des enfants et à soutenir les familles de l’université.

Marie-Ève ​​Sylvestre, rectrice et vice-chancelière : msylvest@uottawa.ca

Éric Bercier, vice-président intérimaire aux finances et à l’administration : vpfa@uottawa.ca

Annick Bergeron, secrétaire générale : UOSecretariat@uOttawa.ca

Assurez-vous de nous mettre en copie de votre courriel : bernadetteworkersunion@gmail.com

Écrivez-leur dès aujourd’hui! Partagez notre appel à l’action avec vos collègues et voisins.

Solidairement,

Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bernadette

L’ARAN SITT-IWW se tient aux côtés des travailleurs et des civils palestiniens

Publié le 30 novembre 2023 par SITT-IWW nord-américain

L’Administration régionale Amérique du Nord (ARAN) du Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses réaffirme, sans équivoque, notre solidarité avec les travailleurs et les civils de Palestine et leur résistance au régime d’apartheid israélien, et condamne dans les termes les plus profonds les actions génocidaires en cours des gouvernements américain et israélien dans leur assaut du peuple et des travailleurs dépossédés de Palestine.

 L’État israélien de l’apartheid a déclaré un état de siège génocidaire dans la bande de Gaza.  Ils ont obligé plus d’un million de personnes à quitter leurs domiciles, dont plus de la moitié étaient des enfants, et les ont bombardés alors qu’elles s’enfuyaient. Autrefois, des bombes étaient larguées sur des ouvriers américains en grève, et aujourd’hui, les armes fabriquées ici par nos mains tuent d’autres ouvriers.

Cet acte génocidaire a non seulement été accepté mais soutenu et financé par les gouvernements américain et canadien et la classe capitaliste.

Nous avons entre nos mains le pouvoir de refuser toute complicité et de résister à ce massacre. Nous devons seulement le saisir.  Nous ne pouvons pas et ne resterons pas les bras croisés tandis que notre travail est utilisé pour massacrer des travailleurs palestiniens et des innocents.

À court terme, nous demandons à tous les membres des SITT-IWW et à l’ensemble de la classe ouvrière de s’opposer à cette atrocité.  Et nous vous demandons de faire preuve de soutien et d’attention à la diaspora palestinienne en cette période difficile.

 Dans les semaines à venir, nous espérons travailler avec d’autres syndicats radicaux du monde entier pour faire ce que nous pouvons pour atténuer, d’une manière ou d’une autre, les souffrances du peuple palestinien et résister à l’occupation et à l’apartheid en cours.

Les syndicats palestiniens ont demandé de toute urgence aux autres syndicats d’intensifier leur action et d’associer notre soutien verbal et écrit à une action syndicale concrète.  Ils ont suggéré ce qui suit :

  • Encourager et promettre un soutien pratique aux membres des syndicats qui refusent de fabriquer ou de manipuler des armes destinées à Israël.
  • Éduquer les travailleurs sur l’occupation de la Palestine s’ils sont impliqués dans la fabrication et le transport d’armes destinées à Israël, notamment par des conversations vidéo avec des représentants des syndicats palestiniens.
  • Examiner les accords contractuels de nos institutions pour nous assurer que nous ne faisons pas d’affaires avec des entreprises impliquées dans la mise en œuvre du siège brutal et illégal d’Israël sur Gaza, en particulier des entreprises militaires.
  • Examinez les investissements de nos institutions pour nous assurer que nous ne finançons pas des entreprises impliquées dans la mise en œuvre du siège brutal et illégal d’Israël sur Gaza, en particulier des entreprises militaires.

Le SITT-IWW ont déjà rejoint le mouvement Boycottage, Désinvestissement et Sanctions et c’est un bon début, mais nous pouvons faire davantage.

 À long terme, parce que le conflit n’a pas de fin en vue et que les manifestations symboliques et les déclarations de solidarité sont loin d’être suffisantes, nous exhortons les travailleurs du monde entier à contribuer à la formation d’un mouvement ouvrier révolutionnaire.  La barbarie d’Israël n’est pas un phénomène au hasard mais une conséquence de l’impérialisme capitaliste et du colonialisme de peuplement qui existent depuis des centaines d’années.  La libération du peuple palestinien du sionisme est indissociable de la libération de l’humanité toute entière de l’impérialisme.  Ce système a assez duré.  Sa violence à travers le monde est inévitable tant que nous restons aussi désorganisés.

Comme le dit le préambule des SITT-IWW : « Ces conditions peuvent être changées : les intérêts de la classe ouvrière ne peuvent être servis que par une organisation constituée de telle manière que l’ensemble des membres d’une industrie donnée, ou de l’ensemble des industries si nécessaire, cessent de travailler aussitôt qu’une grève ou qu’un « lock-out » est déclaré dans n’importe lequel des services ou établissements concernés. Ainsi, affronter l’un ou l’une d’entre nous c’est nous affronter tous et toutes. »  

Ce faisant, nous soulignons que notre tâche est de nous organiser de manière à pouvoir faire grève et arrêter la circulation de la guerre chaque fois que les travailleurs sont confrontés à une attaque militaire.  Ce n’est qu’alors que nous pourrons garantir la fin des pertes de vies humaines et le triomphe d’une humanité coopérative.

Solidarité pour toujours avec les travailleurs et la résistance palestinienne!

La déclaration ci-dessus a été préparée par des membres du Comité international du SITT-IWW en tandem avec le département des communications et d’autres collègues des SITT-IWW, et a été approuvée par le Conseil exécutif général d’ARAN le 14 novembre 2023.